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Sécurité des piscines privées : ne pas baisser la garde !
Sécurité des piscines privées : ne pas baisser la garde !Au cœur de l’été, alors que le risque de noyades d’enfants en piscines privées est le plus élevé, la Commission de la Sécurité des Consommateurs (CSC) et l’association de prévention Sauve-qui-veut rappellent la nécessité de sécuriser efficacement les bassins et de ne pas relâcher la vigilance !
Elles observent que le nombre de victimes de noyades de jeunes enfants dans les piscines privées familiales, même s’il est en voie de diminution, reste important. L’enquête réalisée en 2006 par l’Institut de veille sanitaire a ainsi dénombré 166 cas de noyades accidentelles en piscines privées dont 38 noyades d’enfants de moins de 6 ans dans des piscines privées familiales enterrées. Sur ces 38 noyades, 16 ont eu lieu en dehors d’une baignade, 8 ont été suivies d’un décès.
La Commission et Sauve-qui-veut rappellent que la loi du 3 janvier 2003 impose que les piscines de plein air à usage individuel ou collectif, enterrées ou semi-enterrées soient pourvues d’un dispositif de sécurité normalisé : barrière, alarme, abri ou couverture. A ce jour, 70 % des propriétaires en ont équipés leur bassin. Les 30 % de retardataires ignorent-ils qu’ils risquent une amende de 45 000 euros et des poursuites civiles ou pénales en cas d’accident ?
La CSC et Sauve-qui-veut considèrent les barrières comme le dispositifs le plus sûr, si elles sont normalisées, conçues notamment pour ne pas être ouvertes par un enfant de moins de 6 ans et si leur portillon est systématiquement fermé après chaque baignade. En revanche, elles mettent en garde les propriétaires qui ont choisi des alarmes de piscines à détection d’immersion : celles-ci n’empêchent pas un enfant d’accéder et de chuter dans la piscine, leur temps de réactivation après une baignade peut être trop long et elles ne se déclenchent pas toujours. Par ailleurs, dans le cadre des locations saisonnières, la CSC et Sauve-qui-veut incitent les propriétaires à fournir aux locataires toutes les informations nécessaires au bon fonctionnement des dispositifs de protection. Elles invitent également les parents à une vigilance redoublée vis-à-vis des piscines hors-sol, dont il faut impérativement retirer les échelles d’accès après le bain.
Enfin, la CSC et Sauve-qui-veut rappellent qu’aucun système de protection ne se substitue à la vigilance constante et rapprochée des adultes et qu’il ne faut jamais laisser un jeune enfant seul et sans surveillance à proximité d’un bassin ou de tout autre point d’eau : mare, étang, ruisseau, bassin à poissons, lavoir… Pas même un instant ! Car il suffit de 20 cm d’eau et de trois minutes d’inattention, pour qu’un enfant se noie et décède. Ou reste handicapé à vie. |
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