|
|
||
|
Accueil >
Les actualités >
Derniers titres >
Télécabines de montagne
Télécabines de montagneLe 1er mars 2008, sur le domaine skiable du Brévent, à la suite du déboîtement d’une vitre de télécabine sur laquelle il s’était appuyé, un homme de 32 ans trouvait la mort après une chute de 25 mètres 1. Quelques jours plus tard, dans une télécabine de la station des Arcs, un passager manquait de tomber, la vitre sur laquelle il s’était adossé ayant brusquement cédé. Aussi, dès le 20 mars 2008, la CSC décidait-elle de s’autosaisir des problèmes de sécurité liés à l’utilisation des « cabines des télécabines de montagne 2 .
Dans un avis adopté le 19 novembre dernier, la Commission demande aux pouvoirs publics, à l’occasion des contrôles effectués lors de l’installation de ces équipements, de considérer les vitrages comme des constituants de sécurité et non comme des constituants courants. Elle souhaite également que soient inclus, dans les vérifications périodiques, les éléments qui concourent à la sécurité des parois vitrées (qualité des vitrages, des joints, lisses et autres pattes de fixation) et que soient définies les règles de remplacement des pièces des véhicules. Objectif : que les pièces de rechange offrent les mêmes garanties que les pièces d’origine.
Par ailleurs, constatant le caractère imprécis de la qualification des vitrages dans la norme relative aux installations à câbles transportant des personnes, la Commission demande aux autorités chargées de la normalisation de clarifier la notion de paroi et de définir des méthodes d’essais de nature à assurer la résistance des vitrages aux poussées exercées par les passagers.
La CSC invite les exploitants des remontées mécaniques à s’approvisionner en pièces de rechange offrant des performances équivalentes à celles des pièces d’origine. Elle leur suggère également d’afficher le règlement de police des télécabines de manière à ce qu’il soit plus accessible et d’élaborer des brochures reprenant les principales consignes de sécurité.
La Commission observe par ailleurs que, en dépit de ses recommandations émises en 1999 et 2004, les statistiques officielles d’accidents liés à l’usage des remontées mécaniques ne sont toujours pas rendues publiques et qu’elles ne recensent que les traumatismes graves. Elle demande donc que ces données soient effectivement publiées et qu’elles prennent en compte l’ensemble des accidents.
Aux usagers, la Commission conseille de respecter et de faire respecter par les personnes dont ils ont la charge, les consignes de sécurité ; de ne pas utiliser les bute-pieds comme siège dans les cabines dites « dos à dos » et de ne pas se déplacer inutilement dans les cabines dites « debout ».
1- Une instruction judiciaire est en cours sur ce drame.
2- Le Bureau d’enquêtes sur les accidents de transports terrestres a proposé en juillet 2008 des mesures de mise en sécurité immédiate des cabines similaires à celles incriminées dans l’accident du Brévent, ce qui représenterait environ 2900 cabines. |
||