Électronique & Multimédia
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Électronique embarquée

Système antiblocage des roues (ABS) ou de correction des trajectoires (EPS), limiteur de vitesse, etc…, ces dernières années, les équipements électroniques d’assistance à la conduite se sont multipliés sur les véhicules. Si ces équipements sont globalement bien acceptés par les automobilistes, ces derniers les perçoivent davantage comme un gain de confort que comme concourant à la sécurité.

Ces équipements sont communément classés en deux catégories :

 

Les systèmes dits « passifs » (In-Vehicle Information System ou “IVIS”) qui informent l’automobiliste sur l’état de son véhicule (ordinateur de bord, témoin de pression des pneus), sur son environnement proche et lointain (aide au stationnement, signal de franchissement de ligne blanche, aide à la navigation), ou facilitent sa perception de l’environnement (radar d’angles morts, affichage tête haute, aide à la vision nocturne) ;
Les systèmes dits « actifs » (Advanced Driver Assistance Systems ou “ADAS”), qui agissent sur la dynamique ou activent certaines fonctions du véhicule. Ils peuvent se mettre en œuvre automatiquement, en cas de situation critique (système anti blocage des roues ou ABS, aide au freinage d’urgence ou correction de la trajectoire), ou sur commande de l’automobiliste, lorsqu’il souhaite alléger sa tâche de conduite (enclenchement des essuie-glaces, allumage des codes, limitation ou régulation de la vitesse).

 

À l’exception de l’ABS, aucun équipement électronique d’assistance à la conduite n’est aujourd’hui rendu obligatoire par la réglementation internationale automobile. En France, les seuls équipements obligatoires sont le limiteur de vitesse et le chrono tachygraphe pour les véhicules de transport en commun et ceux dont le poids total en charge autorisé dépasse 3,5 tonnes. La trentaine d’équipements électroniques d’assistance à la conduite disponibles en standard ou en option, sur les véhicules particuliers commercialisés en France, le sont à l’initiative des constructeurs, sous des noms qui leur sont parfois propres même si les fonctions offertes sont identiques.

 

Certains équipements d’assistance à la conduite, comme les navigateurs de bord, peuvent provoquer un stress ou, à l’inverse, un certain relâchement de l’attention. D’autres, comme les systèmes de direction active, peuvent induire des réflexes inappropriés : brusques coups de volants après une conduite prolongée sous contrainte de braquage. Ceci étant, les études s’accordent néanmoins sur le fait que, généralisés à l’ensemble du parc automobile et correctement utilisés, les équipements électroniques d’assistance à la conduite permettraient globalement d’éviter les collisions dans 40 % à 65 % des cas, de réduire la vitesse d’impact de 15 % dans un tiers des cas et les pertes de contrôle du véhicule dans 30 % des cas, ce qui constitue un progrès indéniable pour la sécurité routière.

 

Conseils de Prévention

 

  • Tenez compte de l’ergonomie et de la simplicité d’usage des équipements électroniques d’assistance à la conduite comme critère de choix lors de l’achat d’un véhicule neuf ou d’occasion.
  • Lisez attentivement les notices et prenez connaissance des supports multimédia relatifs aux véhicules ou à l’équipement et faites appel aux réseaux de vente pour comprendre les modes opératoires et connaître les limites d’usage des équipements électroniques d’assistance à la conduite.
  • Respectez, en toutes circonstances, ces modes opératoires et leurs propres limites d’usage en veillant à garder le niveau de vigilance indispensable pour conserver la maîtrise du véhicule.
  • Participez, en tant que de besoin, aux actions de formation proposées par les mutuelles d’assurance, les assureurs et les acteurs de la prévention routière afin d’évaluer et de perfectionner votre niveau général de conduite et de maîtrise des situations critiques.

 

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