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Equipement domestique et culinaire

Luminaires portatifs

FICHE DE PRÉVENTION

Suite à deux incidents mettant en cause des luminaires portatifs halogènes, la CSC a fait tester en 2007 une dizaine de luminaires de bureau. Résultat : pas de risque majeur d'électrocution mais une conception qui présente tout de même certains dangers.

 
Les appareils
 
Les appareils sont constitués d'un socle massif contenant un transformateur délivrant au secondaire une tension (TBTS) de 12 V. Cette tension est conduite au niveau de la douille de l'abat-jour contenant la lampe (typiquement halogène) par deux brins métalliques, télescopiques ou non.
 
Les deux bras métalliques télescopiques supportant l'abat jour sont donc constamment sous tension (TBTS – 12V) durant le fonctionnement de la lampe.
 
Afin de vérifier l'éventuelle dangerosité de ces produits, la CSC a décidé de confier à un laboratoire agréé la réalisation d’essais sur un échantillon de lampes de ce type.
 
Dix modèles différents ont ainsi été achetés puis testés. Seuls 3 échantillons sont conformes aux normes[1], les 7 autres échantillons présentent divers points de non-conformité, 3 peuvent même être considérés comme dangereux.
 
Les risques présentés
 
La température atteinte par la surface proche de la lampe peut être importante (175 °C tolérés par la norme mais en réalité parfois plus) voire excessive et susceptible d'occasionner un début d'incendie puisque ces lampes sont destinées à être posées sur un bureau sur lequel il est probable de trouver du papier ou d’autres matériaux combustibles.
 
Les courants de court-circuit importants, combinés à des temps de coupure trop longs (entre 1 mn et 2 mn 30 secondes) peuvent provoquer des brûlures sévères bien que d’une surface limitée, lors d'un contact fortuit et simultané sur les deux tiges à l'aide d'un élément conducteur.
 
Comme tous les luminaires halogènes, et d'autant plus quand il agit comme ici d'un éclairage direct, l'ampoule doit être protégée par un verre filtrant dont la principale fonction est d'empêcher toute projection de bout de quartz brûlant lors de l'explosion (rare mais possible) de la lampe, projection qui risque d'être à l'origine d'un départ d'incendie. Une autre fonction du verre protecteur est de filtrer les rayons UV émis par la lampe qui, compte tenu de la proximité de celle-ci avec certaines parties du corps de l'utilisateur, notamment les mains, pourraient, après une exposition prolongée, occasionner des désagréments. 
Une lampe conforme aux normes et dont la fabrication a été soumise a un contrôle qualité efficace ne devrait provoquer ni brûlures ni “bronzage” intempestif.

Les précautions
 
·        Eviter l'achat de lampes de ce type proposées sans marque connue.
·        Avant l'achat, vérifier la présence (non exhaustive) des marquages suivants :
−        symbole de la double isolation (deux carrés l'un dans l'autre) ;
−        tensions et puissance maximales de la lampe ;
−        indication de la distance minimum entre la lampe et tout matériau (typiquement 20 cm) ;
−        mention concernant le remplacement obligatoire de l'écran en verre, si celui-ci est perdu ou détérioré.
·        Eviter tout contact, même bref, avec les deux branches du luminaire lorsqu’il est en service.
·        Si une lampe en fonctionnement venait à se renverser, couper immédiatement son alimentation avant de la redresser.
·         De bannir l'utilisation de luminaires halogènes mobiles dans les chambres d'enfant et à proximité de matières facilement inflammables (rideaux par exemple)[2].
·         De ne plus utiliser les luminaires halogènes mobiles de conception ancienne, notamment ceux dépourvus de dispositif de protection de l'ampoule adapté, ou ceux dont la sécurité a été dégradée par l'usage.
·         D'orienter leurs décisions d'achat en faveur des luminaires offrant des températures de surface bien inférieures notamment ceux équipés de lampes basse consommation.
 
La CSC recommande de ne pas utiliser ce type de luminaire et de lui préférer ceux équipés de lampes basse consommation qui présentent des températures de contact beaucoup plus faibles.


[1] Norme NF EN 60598-1 (février 2005) : Luminaires – Partie 1 : Prescriptions générales et essai ; Norme NF EN 60598-2-4 (juillet 1999) : Luminaires – Partie 2 : règles particulières – Section 4 : Luminaires portatifs à usage général ; Norme NF EN 60598-2-6 (mars 1995) + amendement A1 (juillet 1999) : Luminaires – Partie 2 : règles particulières – Section 6 : Luminaires à transformateur intégré pour lampes à filament de tungstène.
[2] Les trois dernières recommandations figuraient déjà dans un précédent avis de la CSC en date du 20 janvier 2005 et qui concernaient le luminaires halogènes articulés sur pied.